Retour à la « culture d’élèves » : la structuration du milieu de la danse moderne au Japon, dans les années 1920 et 1930
Au Japon, la danse moderne dépend largement d’une « culture d’élèves ». La gestion d’un studio, l’enseignement quotidien et une ou deux représentations annuelles avec les élèves structurent la vie professionnelle des danseurs et danseuses. On trouve l’origine de ce phénomène dans la culture de yûgei...
Gespeichert in:
| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/danse, |
|---|---|
| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Recherches en danse
2024
|
| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Au Japon, la danse moderne dépend largement d’une « culture d’élèves ». La gestion d’un studio, l’enseignement quotidien et une ou deux représentations annuelles avec les élèves structurent la vie professionnelle des danseurs et danseuses. On trouve l’origine de ce phénomène dans la culture de yûgei, arts amateurs et dilettantes de l’époque d’Edo, qui comprend la danse classique japonaise. Les pionniers et pionnières de la danse moderne n’ont pourtant pas immédiatement recouru à cette tradition. Ce n’est que vers 1930, quelques années après leur retour d’Europe et des États-Unis, qu’émerge le prototype d’une « culture d’élèves » telle qu’elle existe encore d’aujourd’hui. Quelles motivations ont alors orienté ces danseurs et danseuses vers la tradition ? Et quelle connexion est-il possible de faire entre ce retour à la tradition et les modernités chorégraphiques occidentales qu’ils et elles ont vues pendant leurs voyages ? De 1924 à 1934, une décennie cruciale aura permis la transformation et la structuration de la danse moderne au Japon. |
|---|