Un procès en plagiat. Dessins, autodidaxie et professeurs-auteurs autour de 1900

En partant des archives de l’éditeur Albin Michel, et notamment des sources relatives au procès qui opposa le professeur de danse Lagus à Lionel Labrousse, auteur qui publie un Traité de danse sous le nom de Lussan-Borel en 1899, il s’agit d’interroger la manière dont l’usage des graphiques dans les...

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Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/danse,
Glavni avtor: Chevalier, Pauline
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Recherches en danse 2024
Teme:
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Izvleček:En partant des archives de l’éditeur Albin Michel, et notamment des sources relatives au procès qui opposa le professeur de danse Lagus à Lionel Labrousse, auteur qui publie un Traité de danse sous le nom de Lussan-Borel en 1899, il s’agit d’interroger la manière dont l’usage des graphiques dans les manuels de danse de la fin du XIXe siècle a été à la fois un auxiliaire de l’expertise du professeur, garant de ses qualités de pédagogue, voire de ses qualités morales, mais aussi un support à l’affirmation d’un apprentissage sans maître dans un contexte qui voit se développer les ouvrages et encyclopédies autodidactiques. Lagus accuse Labrousse d’avoir plagié le principe des dessins comme outils didactiques, ce dont se défend Labrousse, valorisant l’héritage de Brunet et de Soria. L’article interroge ainsi le positionnement des « professeurs-auteurs » face à la méthode graphique, ce qu’elle dit de leur statut et de leur potentiel effacement.