Revendication, récupération, correction... lorsqu’un chorégraphe décide d’écrire sa propre histoire : le cas de l’autobiographie de Mikhaïl Fokine

Cet article envisage de mettre en lumière comment un danseur intervient dans la construction ou la déconstruction de sa propre histoire. Notre analyse porte sur le chorégraphe Mikhaïl Fokine (1880-1942) et son autobiographie, rédigée à partir de 1937 et publiée en 1961 à titre posthume. Grâce à ses...

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Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/danse,
Hovedforfatter: Kitahara, Mariko
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: Recherches en danse 2023
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Cet article envisage de mettre en lumière comment un danseur intervient dans la construction ou la déconstruction de sa propre histoire. Notre analyse porte sur le chorégraphe Mikhaïl Fokine (1880-1942) et son autobiographie, rédigée à partir de 1937 et publiée en 1961 à titre posthume. Grâce à ses correspondances avec Cyril Beaumont, un de ses biographes, et avec Oliver Sayler, éditeur de son autobiographie de son vivant, conservées au Victoria & Albert Museum de Londres, nous pouvons retracer son engagement dans les controverses sur l’histoire de la danse, d’abord en tant que conseiller/réviseur pour ses biographes, puis en tant qu’auteur de sa propre histoire. Sa frustration face aux mémoires rédigées par d’autres sur son art, son désir presque obsessionnel de les « corriger », sont symptomatiques de la nouvelle génération du ballet du XXe siècle, ancrée dans l’originalité d’un chorégraphe-créateur, dont il était un des pionniers.