Phénoménologie de la danse contemporaine
Ma recherche s’enracine dans le constat d’un paradoxe : théoriciens et praticiens de la danse se réfèrent fréquemment à Merleau-Ponty alors que ce philosophe n’évoque pour ainsi dire jamais cet art. J’interroge les modalités et la pertinence d’un tel étayage. Or ce recours s’avère d’emblée prometteu...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/danse, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Recherches en danse
2014
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Ma recherche s’enracine dans le constat d’un paradoxe : théoriciens et praticiens de la danse se réfèrent fréquemment à Merleau-Ponty alors que ce philosophe n’évoque pour ainsi dire jamais cet art. J’interroge les modalités et la pertinence d’un tel étayage. Or ce recours s’avère d’emblée prometteur de deux points de vue : la phénoménologie merleau-pontyenne offre une méthode pour aborder des pièces d’une danse qui, s’annonçant contemporaine, revendique une forme d’indétermination primordiale, et elle fournit un support pour concevoir un apparaître polarisé par des corps mobiles et percevants, habitants et explorateurs de la phénoménalité. De là, l’opportunité de cette rencontre s’évalue à la mesure de sa fécondité : c’est en procédant à cette confrontation que ses apports pour la recherche en danse comme pour la compréhension de la philosophie de Merleau-Ponty se manifestent. A l’occasion d’une journée d’étude sur les usages et les finalités du « cadrage » dans l’art des XXème et XXIème siècles, j’ai amorcé une analyse des opérations par lesquelles Myriam Gourfink tend à favoriser l’émergence d’expériences nouvelles et surprenantes en proposant des dispositifs partitionnels et scénographiques ouverts mais contraignants. Pour examiner certains enjeux soulevés par de tels procédés de cadrage, je m’appuie sur des textes dans lesquels Merleau-Ponty interroge la dictature du prolétariat et la terreur révolutionnaire, c’est-à-dire l’instauration de systèmes de contraintes conçus comme des outils d’émancipation de ceux qu’on y soumet (« Obéis pour cesser d’être esclave », telle serait l’injonction paradoxale lancée au peuple par les Révolutionnaires devenus souverains). Ma question pourrait se formuler ainsi : les outils mis en œuvre par le philosophe pour penser la « révolution permanente » et ses écueils terroristes permettent-ils d’éclairer la fonction des contraintes au sein des pièces de Myriam Gourfink, et ce déroutage des notions merleau-pontyennes peut-il contribuer à leur postérité ? |
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