Le solo de Pina Bausch dans Danzón (1995)… ou comment j’ai oublié les poissons

Lors d’une séance d’étude aux archives du Tanztheater Pina Bausch à Wuppertal, en janvier 2015, dans le cadre de ma recherche sur le solo de Pina Bausch dans Danzón (1995), dont les spectacles avaient lieu pendant ces mêmes jours, j’ai travaillé avec une vidéo de la pièce où elle dansait « sans les...

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Shranjeno v:
Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/danse,
Glavni avtor: Morales Valdés, Valentina
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Recherches en danse 2021
Teme:
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Izvleček:Lors d’une séance d’étude aux archives du Tanztheater Pina Bausch à Wuppertal, en janvier 2015, dans le cadre de ma recherche sur le solo de Pina Bausch dans Danzón (1995), dont les spectacles avaient lieu pendant ces mêmes jours, j’ai travaillé avec une vidéo de la pièce où elle dansait « sans les poissons » : les projections d’images immenses de poissons qui accompagnent sa danse étaient absentes, car exceptionnellement elles n’avaient pas fonctionné pendant la représentation. Cela m’a aidé spécialement à la visualisation des détails des gestes. Cependant, grande a été ma surprise lorsque plus tard, pendant un spectacle in vivo, les mouvements des poissons, leurs couleurs et leurs textures ont complètement transformé ma perception du geste et ainsi l’interprétation de ce solo qui finalement est devenu une danse du lien et du rapport à l’autre. À travers cet article je partage une expérience d’analyse dans laquelle, pour mieux comprendre le geste, il ne fallait pas l’isoler, mais le penser en relation aux autres éléments du spectacle – musique, scénographie, costumes, public – qui l’accompagnent et l’affectent.