La popularisation de la « danse du ventre »
Cet article retrace le contexte historique de l’expression « danse du ventre », désignant les danses solos improvisées, d’origine proche-orientale et nord-africaine, qui met l’accent sur des mouvements du torse. Ces danses folkloriques ont été baptisées « danses du ventre » lors du Salon de 1864 à P...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/danse, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Recherches en danse
2020
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Cet article retrace le contexte historique de l’expression « danse du ventre », désignant les danses solos improvisées, d’origine proche-orientale et nord-africaine, qui met l’accent sur des mouvements du torse. Ces danses folkloriques ont été baptisées « danses du ventre » lors du Salon de 1864 à Paris, où l’on a exposé pour la première fois le tableau La danse de l’almée de Jean-Léon Gérôme. Expression du fantasme français sur le Proche-Orient, cette peinture a fait sensation auprès du public français grâce au « ventre nu et ballonné qui est le centre et le point lumineux du tableau » (Charles Asselineau, 1864). Les journaux ont surnommé le tableau « La danse du ventre », ce qui est rapidement devenue la désignation commune en français pour tout un éventail diversifié de danses provenant du Proche et Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Cette appellation a été transmise et traduite dans d’autres langues européennes en 1889 à la suite du reportage médiatique international sur les danseuses orientales à l’Exposition universelle de Paris. Un examen attentif des sources historiques montre que la popularisation de cette terminologie a été influencée par le tourisme, les Beaux-Arts et les nouvelles technologies de communication européennes, ainsi que par le réductionnisme et l’affadissement culturels qui caractérisent l’esprit colonial. |
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