La politique du cham ou la revendication d’un espace d’épanouissement du Dharma (loi sacrée)
Le cham est une danse rituelle pratiquée par les moines bouddhistes de la tradition Vajrayana. Les origines de cette danse restent mystérieuses, mais l’on pense que le cham fut exécuté pour la première fois pour initier la construction du premier temple bouddhiste au Tibet. Cette danse est liée depu...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/danse, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Recherches en danse
2015
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Le cham est une danse rituelle pratiquée par les moines bouddhistes de la tradition Vajrayana. Les origines de cette danse restent mystérieuses, mais l’on pense que le cham fut exécuté pour la première fois pour initier la construction du premier temple bouddhiste au Tibet. Cette danse est liée depuis lors à la revendication d’un espace d’épanouissement pour le Dharma (la loi sacrée). D’un point de vue contemporain, la politique du cham s’incarne dans la lutte actuelle pour la libre expression de la culture tibétaine à l’intérieur et à l’extérieur du Tibet. En effet, les différentes conceptions de la libération convergent vers des tentatives répétées d’appropriation d’un « espace d’apparition », condition de la citoyenneté politique selon Hannah Arendt. Si le corps humain est l’échelle la plus fine de l’inscription spatiale du politique, il est urgent de donner une visibilité aux corps tibétains, comme lieux d’expression d’enjeux politiques contemporains. En faisant des spectacles de cham, orchestrés par les maîtres spirituels en exil, un point d’entrée dans une enquête approfondie sur la dimension politique sous-jacente du système monastique tibétain, cet article propose une investigation sur les interactions entre rituel et politique, tout en reliant la danse à l’étude des conditions de survie des tibétains. |
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