Danser les ethnies et la nation mongoles. Réflexions sur le rôle politique de la danse en Mongolie
Cet article interroge la place de la diversité ethnique dans la danse mongole académique telle qu’elle s’élabore entre les années 1940 et les années 1980. Mobilisée comme les autres arts au service de la construction nationale, la danse mongole, quoique fortement influencée par le modèle des chorégr...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/danse, |
|---|---|
| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Recherches en danse
2015
|
| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Cet article interroge la place de la diversité ethnique dans la danse mongole académique telle qu’elle s’élabore entre les années 1940 et les années 1980. Mobilisée comme les autres arts au service de la construction nationale, la danse mongole, quoique fortement influencée par le modèle des chorégraphies de Moiseev, tend cependant à s’écarter de l’homogénéisation ethnique qui touche d’autres domaines, comme la musique par exemple. Puisant une inspiration originale dans les danses bii biêlgee des ethnies Oirad, la danse contribue ainsi, malgré la surveillance idéologique constante du Parti révolutionnaire, à diffuser une image essentialiste de la nation reposant sur une culture pastorale nomade et sur une mosaïque ethnique dense et variée. Il s’agit de comprendre comment les catégories idéologiquement connotées de nation et d’ethnie, ainsi qu’une certaine conception de l’ethnicité, sont réappropriées et traitées avec une relative liberté par la danse mongole, en contraste avec d’autres domaines artistiques et intellectuels soumis, dans la même période et sur ces mêmes points, à une censure sévère. |
|---|