Les métamorphoses du pouvoir dans le séga mauricien : de la « danse des Nègres » au patrimoine « créole national »
L’histoire du séga mauricien se présente souvent sous la forme d’un récit qui, établissant la répression de la pratique pendant la période de l’esclavage puis son implantation progressive dans l’espace public insulaire national, démontrerait l’émancipation de cette pratique vis-à-vis du pouvoir colo...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/danse, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Recherches en danse
2015
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | L’histoire du séga mauricien se présente souvent sous la forme d’un récit qui, établissant la répression de la pratique pendant la période de l’esclavage puis son implantation progressive dans l’espace public insulaire national, démontrerait l’émancipation de cette pratique vis-à-vis du pouvoir colonial. À travers la généalogie des politiques coloniales, cet article montre, à l’inverse, comment la racialisation du séga se réalise à travers une sexualisation du corps dansant, qui sert tout à la fois à nommer « la danse des Nègres » et à garantir son exclusion. Cette construction d’un imaginaire sexuel et racial de la danse se maintient à travers une rhétorique de l’authenticité dans la fabrique d’une tradition « créole nationale ». |
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