Stele figurate della prima età del Ferro in Italia nord-occidentale
Stèles du premier âge du fer en italie nord-occidentaleAu premier âge du Fer, l’absence dans le Piémont de stèles funéraires comparables à celles ligures de la Lunigiana ou aux stèles étrusques est une donnée frappante. En revanche, on peut retrouver un petit nombre d’éléments qui permettent de reli...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/dam, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Italien |
| Publicado em: |
Documents d’archéologie méridionale
2017
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Stèles du premier âge du fer en italie nord-occidentaleAu premier âge du Fer, l’absence dans le Piémont de stèles funéraires comparables à celles ligures de la Lunigiana ou aux stèles étrusques est une donnée frappante. En revanche, on peut retrouver un petit nombre d’éléments qui permettent de relier cette zone de l’Italie au domaine européen occidental. La rareté de ces éléments est vraisemblablement à interpréter comme le fruit d’une tradition à l’origine bien plus importante, qui a dû se perdre presque complètement dans le temps en raison de nombreux réemplois dont les stèles ont fait l’objet (puisque ce sont d’excellentes pierres à bâtir) au cours du temps. Il faut également envisager la possibilité de la réalisation d’une bonne part de ces dernières en bois.La stèle découverte au lieu-dit la Briccola (Castelletto Ticino) est non seulement la seule grande stèle figurée que l’on connaît dans le domaine culturel de Golasecca, mais elle présente aussi des caractères exceptionnels pour l’ensemble de la péninsule italienne. Découverte en position secondaire sur une rive du Tessin, en amont du Cantiere Nautico Barberis, la stèle est une grosse dalle en roche de gneiss dorée provenant de la Vallée d’Ossola. Elle fait 156 cm de haut, 57 cm de large au maximum. Son épaisseur est d’environ 20 cm. Le sommet de la stèle est coupé en biseau, de gauche vers la droite, selon un modèle qui est récurrent dans les stèles de Castelletto Ticino et dans les stèles « funéraires », ou plutôt ayant servi de borne, plus récentes jusqu’au Ier s. av. J.‑C. situées entre les fleuves Sesia et Tessin. Sur l’une des surfaces de la stèle on retrouve une lance gravée en biais, avec la pointe orientée vers le bas, en position fonctionnelle pour le combat. Au-dessous, on reconnaît un élément circulaire qui pourrait être la représentation d’un disque-cuirasse en bronze. Les deux objets sont réalisés en bas-relief. En outre, la totalité de la surface est parsemée de petites cupules piquetées dans la masse rocheuse. Le disque-cuirasse est un élément typique de la panoplie militaire du domaine étrusco-italique et, du point de vue morphologique, il est à rapprocher du groupe dit « Mozzano », un des produits typiques des ateliers medio-italiques. Cette typologie, absente dans le domaine funéraire de Golasecca, est en revanche très répandue en Italie centrale, entre la fin du VIIIe et la première moitié du VIIe s. av. J.‑C. L’absence du même disque sur le dos de la stèle suggère la volonté d’un rendu artistique qui privilégie la frontalité de l’image.La composition des motifs renvoie aux stèles du Sud-Ouest de la péninsule ibérique (Estrémadure et le bassin du Guadalquivir). Ces derniers se caractérisent par la position centrale du bouclier encadré au-dessus par une lance gravée en biais et au-dessous par une épée. D’après les dernières études, ces stèles se rattachent chronologiquement au VIIIe s. av. J.‑C. (certaines interprétations tendent à faire remonter cette datation au Xe s. av. J.‑C.). Par rapport à la stèle de la Briccola, les exemplaires ibériques montrent le plus souvent une recherche de l’anthropomorphisme. En revanche, sur la stèle de La Vega (Cordoue), on retrouve le bouclier, la lance ainsi que de multiples cupules, un schéma qui s’éloigne de l’anthropomorphisme et qui rappelle plutôt l’iconographie de la Briccola. Il faut rappeler que les stèles ibériques et portugaises sont attestées dans des régions qui étaient peuplées par des populations de langue celtique. Traditionnellement considérées comme funéraires, les stèles ibériques ont été le plus souvent découvertes lors de travaux agricoles donc hors contexte. D’après certains chercheurs, il est donc possible d’associer la complexité du décor à une gestion hiérarchisée du territoire car, en dépit de leur position secondaire dans les sites archéologiques, les stèles sont associées d’une façon très récurrente à des cols ou des gués.La présence de stèles du type similaire découvertes récemment dans le Sud de la France semble combler le hiatus géographique fournissant ainsi un lien entre l’exemplaire isolé de Castelletto et le Sud-Ouest de l’Europe. Si le disque-cuirasse permet de dater la stèle de la Briccola autour du début du VIIe s. av. J.‑C., la superposition des motifs suggère plusieurs phases de réalisation. En effet, en dessous de la lance est encore visible une dépression circulaire piquetée et effacée (bouclier ?) plus ancienne qui pourrait témoigner de la première phase d’utilisation de la stèle et l’apparenter ainsi aux exemplaires ibériques. En revanche, les cupules, elles aussi gravées dans une phase qui précède celle de la lance, renvoient plus précisément aux nombreuses stèles de Castelletto découvertes en 1994 à proximité de la gare, au début de la rue Beati.On peut donc interpréter la stèle de la Briccola comme une stèle ayant le rôle de borne, au même titre que les deux stèles aniconiques et à cupules de la rue Beati, ou de la plus récente stèle de Verceil (Ier s. av. J.-C.), avec son inscription bilingue celtique et latine qui indique la limite du champ comme étant « commune aux dieux et aux hommes ».De Centallo (CN), dans le territoire des Ligures Bagienni, provient une autre stèle utilisée comme protection d’une tombe carolingienne (Xe s. av. J.‑C.). Cette stèle en calcaire schisteux, remaniée au haut Moyen Âge par bouchardage à l’aide d’un poinçon en fer, présentait à l’origine un bouclier circulaire de type ibérique à cercles concentriques et grand umbo circulaire auquel était associée une figure humaine dansante parée d’une épée. Cette stèle est datée entre le VIe et le Ve s. av. J.‑C. par la typologie du bouclier. L’ensemble décoratif permet de la comparer aux incisions et peintures rupestres de la vallée de Suse, ainsi que de la Maurienne. La stèle de Centallo constitue donc un exemple très important d’une part du réemploi que ces éléments ont subi depuis le haut Moyen Âge en tant que monuments « non chrétiens », d’autre part elle permet de rapprocher l’exemplaire isolé de la Briccola des stèles plus occidentales à travers le Midi. |
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