Entre foi et compromis tribal :
On comprend mieux l’adhésion d’Oman à l’islam, entre 628 et 633 si on l’étudie dans son contexte historique et en relation avec les enjeux politiques et économiques de l’époque. Depuis le ive siècle de l’ère chrétienne, la côte orientale de la péninsule arabique se trouvait dans l’aire d’influence...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/cy, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Chroniques Yéménites
2009
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | On comprend mieux l’adhésion d’Oman à l’islam, entre 628 et 633 si on l’étudie dans son contexte historique et en relation avec les enjeux politiques et économiques de l’époque. Depuis le ive siècle de l’ère chrétienne, la côte orientale de la péninsule arabique se trouvait dans l’aire d’influence de l’empire sassanide, et la région d’Oman, Mâzun, était administrée par un gouverneur perse, marzubân, contrôlant un « roi » arabe local. Centré sur les ports de Dabâ et Suhar (Suhâr), cette entité politique bénéficiait des revenus du commerce international avec l’Asie occidentale. Les premiers contacts épistolaires du Prophète Muhammad avec les chefs de tribus et rois locaux furent suivis par une série d’accords de reconnaissance de sa tutelle spirituelle nominale, sans que l’on puisse encore parler d’ « islamisation ». C’est seulement à la mort du Prophète, que la révolte de la ridda (« apostasie ») provoqua, avec une intervention militaire directe de l’État mecquois, le départ des Perses et l’entrée véritable d’Oman dans l’islam. |
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