Le français dans l’écriture conradienne
Si Conrad a choisi l’anglais pour produire une œuvre magistrale, sa connaissance approfondie du français est antérieure et remarquablement intime. Son rapport à l’anglais a été abondamment commenté, même de son vivant, mais l’objet de cet essai est de montrer que le français est omniprésent dans sa...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/cve, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Cahiers victoriens et édouardiens
2014
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Si Conrad a choisi l’anglais pour produire une œuvre magistrale, sa connaissance approfondie du français est antérieure et remarquablement intime. Son rapport à l’anglais a été abondamment commenté, même de son vivant, mais l’objet de cet essai est de montrer que le français est omniprésent dans sa fiction sous de multiples formes. En premier lieu, dans ses constructions diégétiques convoquant personnages français ou parlant français, et situant ses intrigues en France, et en second lieu sous forme de citations, emprunts littéraires innombrables, ainsi qu’une tendance généralisée aux gallicismes que l’on retrouve même dans les œuvres n’ayant aucun rapport avec le français. L’hypothèse formulée est que le français est indispensable à l’art de Conrad même s’il n’affleure que sporadiquement dans sa prose, car il relève de ce que Lacan appelle la lalangue, et fonctionne comme langue maternelle de substitution, lui permettant tous les effets poétiques que peut produire une langue seconde venant parasiter la voix auctoriale, dans une sorte de ventriloquisme généralisé. |
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