Sounds Victorian: Acoustic Experience in 19th-Century Britain

Since the 1960s, the sensory history of Victorian Britain has focused on visuality, and has convinced us that scopic passion had never been as acute and variegated as it was then, to the point of making vision the master-sense of the nineteenth century. In order to counterbalance the supremacy of th...

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में प्रकाशित:URI:https://journals.openedition.org/cve,
स्वरूप: Article ou chapitre numérique
प्रकाशित: Cahiers victoriens et édouardiens 2021
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सारांश:Since the 1960s, the sensory history of Victorian Britain has focused on visuality, and has convinced us that scopic passion had never been as acute and variegated as it was then, to the point of making vision the master-sense of the nineteenth century. In order to counterbalance the supremacy of the eye, this issue of the Cahiers Victoriens et Édouardiens proposes to focus on hearing. We will ponder on the manner in which sounds and voices were perceived, judged and evaluated by the contemporaries of Charles Dickens, and discover how the sounds were transmitted and reproduced thanks to new devices developed in the last quarter of the century: the telephone, the microphone and the gramophone. Perhaps because visual culture is easily traceable, it imposes itself as preponderant. Yet since 1977, R. Murray Schafer has defined the concept of soundscape and called for a reassessment of auditory culture. Following the voice of this writer and composer, and that of John Picker, we will examine the soundscapes evoked by Victorian authors. Which sounds, which tones of voices were considered pleasant, melodious, or strident, or aggressive? What changes did the sound amplification and recording methods cause? How did the Victorians finally perceive their sound universe? Was the surrounding noise synonymous with modernity, and opposed to the silence of pre-industrial times?  By restoring the soundtrack of an epoch that is still too often reconstructed in the silent mode, this issue of the Cahiers Victoriens et Édouardiens inaugurates in France the field of acoustic archaeology in Victorian studies. Depuis les années 1960, l’histoire sensorielle de la Grande-Bretagne victorienne s’est principalement intéressée au regard, à la vision, et nous a convaincus que la passion scopique ne s’était jamais révélée avec autant d’acuité et de variété qu’à cette époque, au point de faire de la vision le maître-sens du dix-neuvième siècle. Afin de contrebalancer la suprématie de l’oculaire, ce numéro des Cahiers Victoriens et Édouardiens propose de s’intéresser à l’ouïe, à la manière dont les sons et les voix étaient perçus, jugés et évalués par les contemporains de Charles Dickens, et de découvrir comment les sonorités étaient transmises et reproduites grâce à de nouveaux appareils développés dans le dernier quart du siècle : le téléphone, le microphone et le gramophone. Peut-être parce que la culture visuelle est plus aisément traçable, elle s’impose comme prépondérante. Pourtant depuis 1977, R. Murray Schafer a défini le concept de paysage sonore et appelle à réévaluer la culture auditive. Suivant la voix de ce compositeur et auteur, et celle de John Picker, nous nous pencherons sur les paysages sonores que les auteurs victoriens évoquent dans leurs œuvres. Quels sons, quels timbres de voix étaient jugés agréables, mélodieux, ou au contraire stridents ou agressifs ? Quels bouleversements les méthodes d’amplification et d’enregistrement du son provoquèrent-elles ? Comment enfin les Victoriens percevaient-ils leur univers sonore ? Le bruit environnant était-il synonyme de modernité, opposé au silence de l’époque préindustrielle ? En rétablissant la bande-son d’une époque que l’on reconstitue encore trop souvent sur le mode muet, ce numéro des Cahiers Victoriens et Édouardiens inaugure en France le champ de l’archéologie acoustique en études victoriennes.