Cultures of Display: The Mirror of Imperialism
L’histoire impériale en général n’a reçu que peu d’attention de la part des universitaires britanniques avant les années 1950. Jusque-là, cette histoire était traitée de manière très ethnocentrique, souvent avec une attention particulière portée sur la gouvernance impériale venue d’en haut. De maniè...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/cve, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Anglais |
| Udgivet: |
Cahiers victoriens et édouardiens
2021
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | L’histoire impériale en général n’a reçu que peu d’attention de la part des universitaires britanniques avant les années 1950. Jusque-là, cette histoire était traitée de manière très ethnocentrique, souvent avec une attention particulière portée sur la gouvernance impériale venue d’en haut. De manière significative, l’histoire britannique était largement enseignée sans aucune référence à sa dimension impériale, mis à part quelques champs d’études assez restreints qui portaient sur l’économie. Lorsque la révolution de l’écriture et de l’enseignement de l’histoire a commencé dans les années 1960, on a mis l’accent sur certaines formes de résistance, en particulier l’émergence du nationalisme et l’étude des révoltes au sein de l’Empire. Il y avait cependant beaucoup de preuves de la présence matérielle de l’empire au sein même de la Grande-Bretagne, ainsi que de nombreux exemples de la visibilité et de la présence culturelle de l’impérialisme. En effet, ces dimensions visuelles et culturelles de l’histoire impériale semblaient ouvrir une toute nouvelle voie pour l’étude de l’histoire des relations entre la Grande-Bretagne, les Britanniques et l’empire. Mais les documents écrits et les nombreuses archives semblaient tout autant obscurcir ce champ d’étude que lui apporter un éclairage. Une telle approche a rapidement généré des réactions négatives. Bernard Porter est connu pour avoir mis en avant l’idée selon laquelle les Britanniques étaient en effet des « impérialistes distraits » (absent-minded imperialists) car ils ne s’intéressaient pas vraiment à l’empire, et que l’influence impériale sur la société était minimale. De même, Andrew Porter a argué que les missionnaires étaient essentiellement contre l’impérialisme et que de ce fait on devait les absoudre de tout sentiment de culpabilité concernant la mise en place et le développement de l’empire. Toutefois de nombreux travaux dans divers domaines portant sur les aspects culturels de l’empire semblaient contredire ces deux approches. Les études sur le théâtre, le cinéma, les expositions, les musées, la publicité, les éphémères, les romans et les biographies héroïques à succès ainsi que la propagande incitant à l’immigration semblaient indiquer l’omniprésence de l’empire dans la culture britannique. Les missionnaires, même s’ils étaient souvent critiques d’événements particuliers n’en semblaient pas moins balayés par cette culture englobante. Il est devenu évident que les images et les idées impériales étaient utilisées par tant d’entreprises et d’agences que l’on ne pouvait que conclure qu’elles devaient trouver un écho positif auprès de la population. De plus, des études locales sur la présence matérielle des villes et de la presse (ainsi que le passage de la réalité à la fiction) semblaient prouver l’ubiquité de l’empire dans la culture britannique. |
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