The French aire in Jane Eyre

Cet article examine la façon dont Brontë fait de la langue française une sorte de permis de la liberté d’expression aussi bien pour l’héroïne éponyme de son roman que pour elle-même en tant que romancière. Ce sont ses connaissances du français qui qualifient Jane pour le poste de gouvernante de la j...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/cve,
Auteur principal: Eells, Emily
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Anglais
Publié: Cahiers victoriens et édouardiens 2014
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Cet article examine la façon dont Brontë fait de la langue française une sorte de permis de la liberté d’expression aussi bien pour l’héroïne éponyme de son roman que pour elle-même en tant que romancière. Ce sont ses connaissances du français qui qualifient Jane pour le poste de gouvernante de la jeune Adèle, née à Paris, et qui lui procurent ainsi les moyens de subvenir à ses besoins. Il est sans doute significatif que le premier verbe français que Jane ait appris soit « être », comme si la langue étrangère lui offrait une nouvelle vie. À Thornfield, elle se retrouve en compagnie de femmes francophones. Adèle, frivole et coquette, incarne les stéréotypes français, qui tranchent avec le sérieux et la maîtrise de soi de Jane. Rochester lui-même fait appel à sa connaissance de la langue française pour tenter de mettre des mots sur sa relation avec Jane, qui contrevient aux codes victoriens. Grâce à la langue française, l’héroïne de Brontë réussit à construire un espace à soi dans le monde domestique victorien.