Liras into Lyres: Talking Across Difference in the Works of Edith Nesbit
Le titre de cet article fait référence à une conversation entre les frères et sœurs Bastable au début de The New Treasure-Seekers (1904) d’Edith Nesbit, le troisième volume de sa trilogie des Bastable, qui comprend également The Story of the Treasure-Seekers (1899) et The Wouldbegoods (1901). Dans l...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/cve, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Anglais |
| Publicado em: |
Cahiers victoriens et édouardiens
2020
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Le titre de cet article fait référence à une conversation entre les frères et sœurs Bastable au début de The New Treasure-Seekers (1904) d’Edith Nesbit, le troisième volume de sa trilogie des Bastable, qui comprend également The Story of the Treasure-Seekers (1899) et The Wouldbegoods (1901). Dans le chapitre intitulé « The Road to Rome », les enfants s’imaginent quitter l’Angleterre, bien qu’aucun des enfants ne va finalement plus loin que la gare ferroviaire de Londres, et que seul l’un d’entre eux quitte le salon familial. Oswald présente cette conversation au lecteur/à la lectrice et dans le même temps s’observe comme participant à cette conversation qu’il prend le temps d’annoter pour le lecteur/la lectrice, révélant là de petits détails concernant les réactions des enfants et les relations qu’ils entretiennent entre eux. Cette conversation, et de nombreuses autres dans les romans de Nesbit, dévoilent à quel point la parole des enfants entre en conflit avec les conventions adultes et avec le rôle des conversations dans leur compréhension de leur nation et d’autres pays. Mon analyse des conversations entre les enfants dans les romans de Nesbit met en évidence la façon dont les enfants construisent un savoir partiel et fragmenté, à partir d’éléments mal compris et mal entendus. Ma thèse principale est que les erreurs linguistiques et conversationnelles au sein de conversations entre enfants portant sur le thème du voyage génèrent de la compassion pour celui ou celle d’une culture autre, et que cette compassion remet en question la façon dont les adultes perçoivent la race et la nation. L’agentivité des enfants est certes parfois surestimée, y compris dans les œuvres de Nesbit, mais j’argue que cet intérêt pour les erreurs de compréhension ou de perception auditive donne à la parole de l’enfant un pouvoir inattendu, en particulier quand celui-ci ou celle-ci s’adresse à d’autres enfants. Il peut être libérateur de ne pas être capable de (ou disposé à) comprendre un ordre donné par un adulte, et la façon dont un enfant peut jouer avec les mots peut avoir un effet sur le monde adulte et même sur les points de vue adultes. Les erreurs présentes dans la narration et la perception de l’enfant présentent des endroits familiers sous des angles nouveaux. Pour comprendre cela, il est utile d’utiliser la distinction entre les concepts d’« utopie localisée » et d’« hétérotopie », théorisés par Michel Foucault et M. Christine Boyer entre autres. Comme je l’ai développé dans d’autres travaux consacrés à la représentation des lieux dans la littérature jeunesse, le concept d’« utopie localisée » révèle qu’un petit groupe peut, grâce au pouvoir de l’imagination, transformer un endroit en un autre. Les hétérotopies sont des endroits lisibles par les enfants et les adultes ; ils ressemblent aux utopies localisées, dans le sens où ceux qui y résident résistent aux normes sociales en place dictant ce que les lieux signifient et représentent. Utopies localisées et hétérotopies peuvent avoir un rôle social important ; ces erreurs de perception volontaires ou accidentelles peuvent devenir encore plus efficaces lorsqu’elles sont partagées — quand d’autres peuvent participer à ces mésinterprétations subversives. |
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