The Narrator as Mediator and Explicator in Victorian and Edwardian Retellings of Shakespeare for Children

Tales from Shakespeare (1807) écrit par Charles et Mary Lamb constitue le premier texte de langue anglaise à destination d’un public jeunesse médiant Shakespeare sous une forme fictionnelle. Ces réécritures reposent sur un narrateur qui s’approprie fréquemment les mots des personnages et propose ses...

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Kaydedildi:
Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/cve,
Yazar: Tosi, Laura
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Anglais
Baskı/Yayın Bilgisi: Cahiers victoriens et édouardiens 2020
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Diğer Bilgiler
Özet:Tales from Shakespeare (1807) écrit par Charles et Mary Lamb constitue le premier texte de langue anglaise à destination d’un public jeunesse médiant Shakespeare sous une forme fictionnelle. Ces réécritures reposent sur un narrateur qui s’approprie fréquemment les mots des personnages et propose ses commentaires et interprétations. De ce fait, si les pièces originelles proposaient des points de vue multiples (et souvent contradictoires), les réécritures présentent à l’enfant lecteur une version unifiée des personnages et de l’intrigue. C’est à la fin de l’époque victorienne et à l’époque édouardienne que les rééditions de Tales from Shakespeare ainsi que des recueils de contes adaptés de Shakespeare furent les plus populaires. Dans ces réécritures narrativisées, le narrateur donne constamment les raisons motivant chaque acte au lecteur enfant, qui a besoin d’assimiler l’œuvre du poète national (en d’autres termes, et sous un angle plus contemporain, qui a besoin de capital culturel). Mon article porte sur la relation particulière et souvent ambiguë qu’entretient le narrateur avec l’enfant lecteur au sein de ces recueils, en rendant les pièces shakespeariennes accessibles et agréables à lire pour un public jeunesse tout en contrôlant dans le même temps l’interprétation de ces pièces que l’enfant peut en faire. J’argue que cette entreprise de réécriture est fondamentalement paradoxale : les narrateurs contraignent, dans l’intérêt de l’enfant, sa lecture du texte, mais ce contrôle/cette contrainte pourrait le priver ou la priver de la possibilité de développer ses propres capacités à comprendre ce qui motive les personnages et leurs actions. Il semble que Shakespeare occupait une position trop cruciale au sein de la pédagogie victorienne à destination de la jeunesse pour donner aux jeunes lecteurs la liberté de tenter de résoudre (ou simplement faire sens) des ambiguïtés textuelles et morales, sans contrôle aucun.