Le monde Gothique de Le Fanu : cryptonymes et mots étrangers
Cet article examine l’usage des mots et des noms étrangers chez Le Fanu. Dans Uncle Silas le français est la langue de la terreur personnelle, collective et historique. Il est la langue de tous les scélérats dans le texte et ressurgit d’un passé mal refoulé, mal enterré. Dans Carmilla, l’allemand vi...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/cve, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Cahiers victoriens et édouardiens
2014
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Cet article examine l’usage des mots et des noms étrangers chez Le Fanu. Dans Uncle Silas le français est la langue de la terreur personnelle, collective et historique. Il est la langue de tous les scélérats dans le texte et ressurgit d’un passé mal refoulé, mal enterré. Dans Carmilla, l’allemand vient offrir une alternative à la langue du récit. Cette autre langue est la langue de l’autre, du revenant, du vampire qui parle à contretemps et à contre-courant de la doxa et dont les mots demeurent partiellement intraduisibles. Les mots étrangers nous permettent de voir la nature profonde du gothique qui n’est pas seulement un genre littéraire mais bien une poétique, une force de subversion du symbolique, une mise en question du langage dans sa fonction purement dénotative. |
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