Se souvenir du tribun et de l’apôtre. John Ruskin par son traducteur Émile Cammaerts (1878-1953)

Poète, journaliste, dramaturge belge, Émile Cammaerts (1878-1953) fut l’un des plus importants traducteurs francophones de John Ruskin. Entre 1906 et 1916, il publia notamment les Conférences sur l’architecture et la peinture en 1910, Le Val d’Arno en 1911 et une partie des Peintres modernes en 1914...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/cve,
Auteur principal: Lageyre, Julie
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Cahiers victoriens et édouardiens 2020
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Poète, journaliste, dramaturge belge, Émile Cammaerts (1878-1953) fut l’un des plus importants traducteurs francophones de John Ruskin. Entre 1906 et 1916, il publia notamment les Conférences sur l’architecture et la peinture en 1910, Le Val d’Arno en 1911 et une partie des Peintres modernes en 1914. Comparant le travail du traducteur à celui d’un lissier, Cammaerts rechercha un équilibre entre la préservation de l’œuvre de Ruskin et les adaptations liées à une audience francophone. Il se distingua par une médiation singulière de la pensée ruskinienne se fondant sur la démonstration du lien entre art et religion. Cammaerts défendit un Ruskin religieux, moraliste, artiste, et même socialiste. La réception de ces traductions dépassa le simple cadre de la diffusion des écrits du maître anglais outre Manche. Elle se confronta et se mêla à la construction de traditions artistiques nationales en France et en Belgique.