‘Bang-whang-whang goes the drum’ : Robert Browning ou l’énergie comique de l’homme-orchestre

La vis comica de Robert Browning est souvent passée sous silence, et son œuvre passe encore aujourd’hui pour complexe, en raison de la canonisation du poète en philosophe par la Browning Society, dès 1887. Certains critiques, comme George Santayana, voient en lui une « poésie barbare ». Toutefois, r...

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Библиографические подробности
Опубликовано в: :URI:https://journals.openedition.org/cve,
Главный автор: Tholoniat, Yann
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: Cahiers victoriens et édouardiens 2020
Предметы:
Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Описание
Итог:La vis comica de Robert Browning est souvent passée sous silence, et son œuvre passe encore aujourd’hui pour complexe, en raison de la canonisation du poète en philosophe par la Browning Society, dès 1887. Certains critiques, comme George Santayana, voient en lui une « poésie barbare ». Toutefois, relire aujourd’hui les poèmes de Browning à travers le prisme de la théorie freudienne du plaisir comme relâchement des tensions permet de montrer l’énergie comique déployée par Browning dans ses monologues dramatiques. À partir plus spécifiquement de deux d’entre eux, « Up at a Villa — Down in the City » et « Fra Lippo Lippi », cet article étudiera le réseau dense fait de jeux de mots, de cris, de bribes de chansons mises en abyme avec des discours écrits et oralisés, sur un arrière-plan de polyphonie linguistique, de divers procédés typographiques et de contrepoints rythmiques. De ces poèmes émergent de nombreux effets de la voix humaine tels que les sous-entendus grivois et les lapsus. La veine comique de Browning se déploie dans le décor d’une Italie réinventée, où l’esprit de carnaval règne en maître, et met en scène une énergie qui semble faire vibrer la page elle-même.