Tracing Ophelia from Millais to Contemporary Art: Literary, Pictorial and Digital Icons
Depuis les années 1980, décennie au cours de laquelle la critique féministe a véritablement acquis ses lettres de noblesse, Ophélie, tableau emblématique du peintre préraphaélite John Everett Millais (1851-1852) n’a cessé d’être interprété comme un manifeste dénonçant la tyrannie d’une société patri...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/cve, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Anglais |
| Pubblicazione: |
Cahiers victoriens et édouardiens
2019
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Depuis les années 1980, décennie au cours de laquelle la critique féministe a véritablement acquis ses lettres de noblesse, Ophélie, tableau emblématique du peintre préraphaélite John Everett Millais (1851-1852) n’a cessé d’être interprété comme un manifeste dénonçant la tyrannie d’une société patriarcale au sein de laquelle la femme semble n’avoir d’autre choix que de se conformer aux exigences masculines, se trouvant réduite au rôle de femme-objet. Parallèlement, les recherches portant sur le personnage d’Ophélie chez Shakespeare ont montré les contradictions inhérentes à sa nature et révélé un paradoxe : alors que dans les productions shakespeariennes, son rôle fut souvent interprété par des chanteurs, sa présence n’a cessé de croître à travers d’autres formes d’art (la musique, la peinture, le cinéma). Point de départ de cet article, le tableau de Millais est ici envisagé à travers ces différentes reprises comme modèle, miroir et repoussoir d’une féminité non pas flottante, mais fluctuante. |
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