Victorian Arts and the Challenge of Modernity: Analogy, the Grid, and Chemical Transformations
Cet article a pour point de départ les artistes de l’avant-garde du xxe siècle qui, tout en étant conscients de leur modernité, adoptèrent un point de vue intellectuel qui leur donna une vision si large qu’ils purent embrasser à la fois l’art moderne et l’art du néolithique. Parmi eux, T. S. Eliot,...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/cve, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Anglais |
| Publicado: |
Cahiers victoriens et édouardiens
2019
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Cet article a pour point de départ les artistes de l’avant-garde du xxe siècle qui, tout en étant conscients de leur modernité, adoptèrent un point de vue intellectuel qui leur donna une vision si large qu’ils purent embrasser à la fois l’art moderne et l’art du néolithique. Parmi eux, T. S. Eliot, James Joyce, Virginia Woolf et Roger Fry réagirent chacun à leur manière aux dessins des artistes magdaléniens ou à l’art d’Homère tout en ayant recours à la science moderne — la chimie, en particulier — pour expliquer des phénomènes littéraires. Leur point de vue est analysé au prisme du pouvoir transformateur des arts dans la culture et la société victoriennes et édouardiennes. L’article se penche tout d’abord sur l’horizon épistémique où science, art et littérature se liguent pour modeler l’esprit moderne. À partir de là, l’article suit une progression à rebours afin de suggérer les raisons qui ont pu présider à une telle proximité herméneutique. La stratégie qui permet à ces artistes et critiques d’avancer et de reculer dans le temps se fonde sur une insistance sur l’analogie, ce qui leur permet d’examiner côte à côte le très moderne et le très ancien. Outre l’analogie, la technologie optique leur permet d’évaluer l’art d’un point de vue visuel et ainsi de mettre en valeur la forme: en somme, les outils adoptés ont leur équivalent symbolique et pratique dans le domaine de la chimie. Tels sont les pouvoirs transformateurs qui promeuvent une dynamique intermédiale entre les arts; ces pouvoirs remontent à l’époque victorienne où ils apparaissent sous la forme d’une ‘grille’. Cette ‘grille’ est le contenant dans lequel sont classées et organisées les réalisations de la culture, de l’industrie et des arts victoriens. C’est la grille qui donne sa structure au Crystal Palace qui abrite l’Exposition Universelle de 1851 ; la grille est également la structure qui règle la chimie moderne, grâce au tableau des éléments chimiques élaboré par le chimiste russe Dmitri Mendeleïev et publié pour la première fois en 1869. D’après ces grilles, il apparaît que l’origine de l’ampleur épistémique invoquée par les artistes de l’avant-garde — sa capacité de connexion, l’accent conceptuel qu’elle met sur l’analogie dans un éventail d’expériences diverses — remonte à l’époque victorienne et édouardienne. |
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