(Auto)biography and Authority: Dickens and Forster’s Reconstruction of a ‘National Treasure’

Cet article s’intéresse à la façon dont Dickens et Forster ont collaboré à la reconstruction de l’enfance de Dickens à partir du « fragment autobiographique », ce court texte dans lequel Dickens narre son embauche, à l’âge de douze ans, dans une fabrique de cirage. Quand il s’agit de raconter sa pro...

Volledige beschrijving

Bewaard in:
Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/cve,
Hoofdauteur: Hervouet-Farrar, Isabelle
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Anglais
Gepubliceerd in: Cahiers victoriens et édouardiens 2019
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:Cet article s’intéresse à la façon dont Dickens et Forster ont collaboré à la reconstruction de l’enfance de Dickens à partir du « fragment autobiographique », ce court texte dans lequel Dickens narre son embauche, à l’âge de douze ans, dans une fabrique de cirage. Quand il s’agit de raconter sa propre vie, Dickens hésite constamment entre une auto-censure stricte et un besoin frénétique de s’épancher longuement. Mais sa conscience aigüe des risques que ferait peser pareil épanchement sur le « trésor national » (l’expression est de Jean Ferguson Carr) qu’il sait être devenu, explique peut-être qu’il ait confié le texte à Forster et refusé de le publier de son vivant. L’analyse porte ici sur la façon dont Forster structure sa biographie autour des silences du fragment et de sa construction en brefs tableaux, avant de s’appuyer sur la fiction de Dickens, en particulier David Copperfield, le roman qui reprend verbatim certains passages du fragment. Elle s’intéresse ensuite au contrôle exercé en sous-main par Dickens, qui s’assure avant sa mort que la biographie écrite par son ami et le récit de son enfance en particulier correspondront exactement à l’image qu’il s’en fait. La question de l’autorité est centrale, en effet, et le manque d’intérêt de Dickens vis-à-vis de la publication du fragment, si surprenant pour qui connaît un peu le grand romancier, n’est bien évidemment qu’un leurre.