Ebenezer Howard’s Garden City Idea and the Ideology of Industrialism

Dans son livre Tomorrow! A Peaceful Path to Real Reform (1898; traduction française Les Cités jardin de demain, 1969) Ebenezer Howard proposait le schéma d’une société idéale et y formulait sa solution à la « question de la terre », c’est-à-dire les phénomènes conjoints de la congestion urbaine et d...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/cve,
Autor principal: Tizot, Jean-Yves
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Anglais
Publicado em: Cahiers victoriens et édouardiens 2018
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Dans son livre Tomorrow! A Peaceful Path to Real Reform (1898; traduction française Les Cités jardin de demain, 1969) Ebenezer Howard proposait le schéma d’une société idéale et y formulait sa solution à la « question de la terre », c’est-à-dire les phénomènes conjoints de la congestion urbaine et de l’exode rural. Sa vision est centrée sur la « Cité sociale » : une Cité centrale entourée de villes-satellites, toutes ayant un nombre limité d’habitants. Ses célèbres diagrammes et cartes montrent combien était complexe, détaillé et même pointilleux l’examen qu’Howard fit de la réforme agraire, avant qu’il ne se risque à rendre publiques ses vues sur le sujet. Alors que son programme de réforme est habituellement connu pour ses aspects spatiaux, les autres dimensions centrales du projet de Cité-jardin ne relèvent pas en fait de la cartographie ou de la planification, mais du mode d’organisation sociale envisagé. Dans l’introduction à son unique livre, Howard indique clairement que deux des trois « propositions » desquelles il s’était inspiré étaient elles-mêmes influencées par la matrice idéologique de l’industrialisme : la « Ville modèle » de Buckingham, nommée Victoria, et le district industriel d’Alfred Marshall. Howard prétendait dépasser l’apparente contradiction entre le socialisme et le capitalisme en implantant fermement sa vision sur ce terrain partagé par ces deux conceptions de la société. Le programme de la Cité-jardin d’E. Howard est donc vraisemblablement une des expressions les plus accomplies d’un projet de société idéale, élaboré selon les grandes lignes de forces de l’idéologie et de l’expérience collective de l’industrialisme.