Victorian and Edwardian Virtual Reality: from Stoker to Forster
On s’imagine que le réseau de télécommunications actuel est né de l’imaginaire du vingtième siècle, mais il hantait déjà l’ère victorienne, comme en témoigne un dessin satirique de George Du Maurier. Dans Dracula, cette télécommunication prend une forme ambivalente, puisque le comte peut s’emparer à...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/cve, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Anglais |
| Udgivet: |
Cahiers victoriens et édouardiens
2018
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | On s’imagine que le réseau de télécommunications actuel est né de l’imaginaire du vingtième siècle, mais il hantait déjà l’ère victorienne, comme en témoigne un dessin satirique de George Du Maurier. Dans Dracula, cette télécommunication prend une forme ambivalente, puisque le comte peut s’emparer à distance de l’esprit de Mina et s’en servir pour décoder les plans de ses poursuivants. Van Helsing parvient alors à inverser la transmission, comme s’il s’agissait d’un système radio qui permet d’espionner le vampire. C’est grâce à la technique de pointe moderne (télégraphe, machine à écrire, phonographe) que l’on peut mettre en échec le comte et son inquiétante télépathie. Au contraire, en 1909, « The Machine Stops » de E. M. Forster vient avec une étonnante précision créer un futur où règnent les réseaux de télécommunications, mais où la dépendance technologique et l’isolement sont de mise. La nouvelle dystopique interroge l’évolution vers la prothèse technologique, prônant au contraire le retour au corps et au contact, opposant au culte du progrès l’éthique de la compassion. |
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