Re-assembling the Victorians: Steampunk, Cyborgs, and the Ethics of Industry
Si le discours victorien postule une opposition binaire entre l’organique et le mécanique pour redéfinir l’humain dans le contexte en pleine mutation de l’industrialisation, le steampunk reprend en la reconfigurant cette distinction à seule fin de remettre en question sa légitimité à l’ère du numéri...
Αποθηκεύτηκε σε:
| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/cve, |
|---|---|
| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Anglais |
| Έκδοση: |
Cahiers victoriens et édouardiens
2018
|
| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Si le discours victorien postule une opposition binaire entre l’organique et le mécanique pour redéfinir l’humain dans le contexte en pleine mutation de l’industrialisation, le steampunk reprend en la reconfigurant cette distinction à seule fin de remettre en question sa légitimité à l’ère du numérique. Esthétique populaire qui fait retour au dix-neuvième siècle à travers le néo-victorianisme, la « technofantasy » et le rétrofuturisme, le steampunk s’applique à différents médias artistiques. Il a généré une sous-culture florissante, dont les adeptes reprennent l’engouement supposé des Victoriens pour la technologie afin d’impulser leurs propres explorations anachroniques. La philosophie qui sous-tend cette contre-culture se fonde sur la nostalgie d’une technologie ré-humanisée mettant en avant la praticabilité, la vulnérabilité et la singularité, selon le précepte : « Aime la machine, exècre l’usine ». Tandis que les machines sont célébrées comme « des éléments animés qui toussent, halètent et grondent, et sont dotées d’une vie bien réelle », les humains pour leur part se mécanisent ou se fondent avec la technologie devenant des cyborgs à vapeur. Qu’elle apparaisse comme une transgression éthique ou comme la promesse du remède au trauma physique, la figure ambivalente du cyborg à vapeur peut s’appuyer sur les espérances et les anxiétés associées à l’époque victorienne pour retranscrire nos inquiétudes actuelles concernant la définition de l’humain à l’âge du numérique, en ébauchant de nouvelles alternatives plus flexibles. Dans cet article, je propose de montrer comment le cyborg steampunk opère comme métaphore culturelle dans la littérature, le cinéma et les jeux de rôles. En m’appuyant sur les théories post-humaines et différents manifestes steampunk, je suggère que le cyborg renégocie l’identité, l’agentivité et la création à travers l’esthétique néo victorienne du design. |
|---|