‘Savages’ and Spiritual Engines: Feeling the Machine in H. G. Wells’s Time Machine and ‘Lord of the Dynamos’
Cet article analyse la persistance de l’influence de la théologie naturelle, et de son discours sur le dessein divin, sur les fictions technologiques d’H. G. Wells. Dans Natural Theology (1802), texte fondateur dans la tradition spiritualiste, William Paley imagine un monde naturel d’horloges analog...
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| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/cve, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Anglais |
| Udgivet: |
Cahiers victoriens et édouardiens
2018
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Cet article analyse la persistance de l’influence de la théologie naturelle, et de son discours sur le dessein divin, sur les fictions technologiques d’H. G. Wells. Dans Natural Theology (1802), texte fondateur dans la tradition spiritualiste, William Paley imagine un monde naturel d’horloges analogiques, qui retiennent l’attention des observateurs et les plongent dans une rencontre totale et absolue avec la technique et les arts matériels. Bien que l’étoile de Paley se soit éclipsée à la fin du dix-neuvième siècle, son discours a perduré de manière discontinue à travers des textes entretenant une prédilection pour la technique ‒ dans ce que Wells, faisant référence à sa propre science-fiction, appelle la glose technophile. Wells ironise sur ces modèles de croyance dans le machinisme qu’il utilise cependant dans son art, à la fois dans sa machine à remonter le temps éponyme (1894–95) et dans « The Lord of the Dynamos » (1894) qui réintroduit l’analogie de Paley en présentant un sauvage idolâtrant une machine industrielle. Cherchant avant tout à transmettre un « ressenti » de la machine, ces deux textes décrivent des communautés mues par un affect spirituel intense, renforcé par les bruits, la vue et le toucher. Cependant, alors que The Time Machine présente d’improbables mécanismes fantastiques auxquels nous devons croire, « The Lord » retourne sans concession l’humanisme théiste contre lui-même, à travers les liens acoustiques qui relient les gens aux choses dans une centrale de production électrique. Révélant un discours colonial latent et cependant prégnant, Wells détaille les ressorts de cette croyance moderne en la machine, en comparant les Britanniques de la métropole contemplant les machines avec des indigènes primitifs. |
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