Canine Actors and Melodramatic Effects: The Dog of Montargis Arrives on the English Stage
Cette étude porte sur la manière dont, à travers l’adaptation du mélodrame Le chien de Montargis abondamment joué sur les planches britanniques, la société victorienne a exploré et tenté de définir sa propre relation et conceptualisation culturelle du chien. Issu d’une légende médiévale, Le chien fu...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/cve, |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Anglais |
| Vydáno: |
Cahiers victoriens et édouardiens
2017
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Cette étude porte sur la manière dont, à travers l’adaptation du mélodrame Le chien de Montargis abondamment joué sur les planches britanniques, la société victorienne a exploré et tenté de définir sa propre relation et conceptualisation culturelle du chien. Issu d’une légende médiévale, Le chien fut d’abord écrit pour la scène parisienne par Guilbert de Pixerécourt en 1814, attirant immédiatement l’attention des businessmen du théâtre londonien. Les adaptations anglaises allaient bientôt suivre, des traductions de sources variées étaient présentées devant un public fasciné par les prouesses de Dragon, le mémorable protagoniste canin. Qu’il provienne d’une traduction anonyme ou de la probable adaptation de William Barrymore et de Thomas Dibdin, The Dog of Montargis serait copieusement exposé au cours de la plus grande partie du siècle. De telles adaptations intervinrent à un moment très significatif de l’Histoire anglaise en ce qui concerne la reconsidération de la cause animale et de l’autrui domestique non-humain. En conséquence des avancées scientifiques et d’une sensibilité accrue à l’égard des comportements « cruels », l’Angleterre du dix-neuvième siècle serait le témoin de l’impact culturel du darwinisme, d’une réaction contre la physiologie expérimentale continentale (un domaine particulièrement investi par les Français et par les Allemands), et de l’émergence de sociétés de protection des humains et des animaux. Dans un tel contexte de complexité, où la société victorienne consolidait son assise dans la dernière partie du siècle, la création d’un mélodrame canin revêt une dimension toute particulière. Cet article étudie les choix qui guidèrent les adaptations de la pièce, et analyse de quelle manière ces choix esthétiques (aux répercussions sur la mise en scène, l’intrigue et le texte, entre autres aspects), montrant une conception de l’autrui non-humain (en l’occurrence une espèce aussi significative que le chien), sont révélateurs d’un intérêt en pleine mutation concernant le sort réservé aux animaux, leur traitement humain, et la place qu’ils occupaient dans le sentiment national et l’omniprésente « anglicité ». Partant de l’analyse des adaptations anglaises qui choisissent de maintenir le chien en vie (contrairement à son sort tragique dans la version française), à celle d’un Dragon revisité et vu par le prisme de l’éthique domestique de la gentillesse, cet article explore des questions fondamentales en lien avec les idéaux victoriens sur la cause canine, et leur immersion dans des discours autour de la loyauté, du courage, de la race et de la capacité au deuil. Étudiant à la fois la manière dont le chien participe des conventions mélodramatiques et absorbe les tensions scientifiques et sociales naissantes relatives à la définition de la « chiennitude », l’étude vise à mieux faire comprendre à quel point certains aspects des représentations (notamment la manière idiosyncratique dont le chien exprime ses sentiments) expliquent comment les conceptions modernes de l’autrui non-humain ont été façonnées. |
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