Oscar Wilde and la critique impressionniste

C’est un fait établi que l’esthétisme de Wilde se fondait non seulement sur les idées d’Arnold, Pater, Ruskin et Swinburne mais également sur sa lecture des auteurs français tels que Baudelaire, Flaubert, Gautier et Mallarmé. Cependant, l’écriture de Wilde suggère par ailleurs une affinité intéressa...

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Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/cve,
Glavni avtor: Hibbitt, Richard
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Anglais
Izdano: Cahiers victoriens et édouardiens 2013
Teme:
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Opis
Izvleček:C’est un fait établi que l’esthétisme de Wilde se fondait non seulement sur les idées d’Arnold, Pater, Ruskin et Swinburne mais également sur sa lecture des auteurs français tels que Baudelaire, Flaubert, Gautier et Mallarmé. Cependant, l’écriture de Wilde suggère par ailleurs une affinité intéressante avec d’autres écrivains français du xixe siècle comme Ernest Renan, Anatole France et Jules Lemaître. Cette affinité apparaît de manière particulièrement évidente lorsqu’on songe que Wilde croyait que toute critique devait être considérée comme création artistique fondée sur les impressions personnelles du critique.Cet article s’inspire de la critique dépréciative élaborée par Téodor de Wyzewa selon laquelle Wilde ne serait qu’un pâle imitateur de l’esthétisme français, affirmant que Wilde devait être comparé au dilettantisme sceptique que Paul Bourget décèle dans les œuvres d’Ernest Renan. Nous montrons la façon dont l’approche wildienne de la critique que l’on trouve dans son recueil d’essais intitulé Intentions est déjà présente chez Anatole France et Jules Lemaître ainsi que la façon dont la discussion dialogique de l’art dans l’essai « Le critique en tant qu’artiste » annonce le débat qui aura effectivement lieu entre Anatole France et le critique conservateur Ferdinand Brunetière, lequel rejetait l’approche « subjective », en l’affublant du terme de « critique impressionniste ». Le but ici est de montrer la valeur du paradoxe et de l’illogisme en tant qu’outils épistémologiques.