Polyphonie et hantise dans Villette : quelques aspects du pacte de lecture
La figure du narrataire est très présente dans Villette, puisque Lucy Snowe l’interpelle à cinquante-trois reprises. Cet article revient sur le pacte de lecture que Lucy lui propose. Lucy « engage » son narrataire dans une entreprise singulière qui enfreint tous les codes de l’autobiographie fictive...
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| প্রকাশিত: | URI:https://journals.openedition.org/cve, |
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| প্রধান লেখক: | |
| বিন্যাস: | Article ou chapitre numérique |
| ভাষা: | Français |
| প্রকাশিত: |
Cahiers victoriens et édouardiens
2016
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| বিষয়গুলি: | |
| অনলাইন ব্যবহার করুন: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| সংক্ষিপ্ত: | La figure du narrataire est très présente dans Villette, puisque Lucy Snowe l’interpelle à cinquante-trois reprises. Cet article revient sur le pacte de lecture que Lucy lui propose. Lucy « engage » son narrataire dans une entreprise singulière qui enfreint tous les codes de l’autobiographie fictive ou de la simple narration autodiégétique ; et le dialogue avec le narrataire participe de l’émergence d’une écriture radicalement originale et féminine qui résiste à l’univoque. Mais la forme dialogique témoigne aussi des difficultés de l’entreprise autobiographique. Dès l’incipit (l’épisode de Bretton), les noms propres de personnages et de lieux choisis par Brontë, véritables cryptonymes, laissent entrevoir une figure maternelle fantomatique, qui fait peser une menace d’anéantissement sur le sujet féminin. Le lecteur de Brontë en vient alors à penser que la signature d’un contrat de lecture avec un narrataire rationnel fait partie des stratégies mises en place par Lucy pour échapper à cette menace. |
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