From Victorian Buildings to the Victorian Built Heritage: Victorian studies and the Re-interpretation of 19th-century architecture

Cet article traite des limites et frontières des études victoriennes en prenant comme point de départ l’exemple particulier de la recherche sur l’architecture du dix-neuvième siècle. Travailler sur l’architecture victorienne implique la prise en compte de plusieurs domaines aux méthodologies différe...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/cve,
Autor Principal: Cases, Isabelle
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Anglais
Publicado: Cahiers victoriens et édouardiens 2016
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Cet article traite des limites et frontières des études victoriennes en prenant comme point de départ l’exemple particulier de la recherche sur l’architecture du dix-neuvième siècle. Travailler sur l’architecture victorienne implique la prise en compte de plusieurs domaines aux méthodologies différentes. L’approche de l’historien de l’art est dans un premier temps indispensable et s’avère complexe en raison de la constante réinterprétation des styles du passé et de la découverte de modèles exotiques qui aboutirent à ce que l’on qualifia d’éclectisme victorien. Par ailleurs, la multiplication des débats dans les essais et journaux spécialisés, qui révèlent notamment les relations compliquées entre architectes et ingénieurs, de même que les nombreux témoignages d’expériences personnelles du nouvel environnement architectural sont des sources primaires passionnantes et indispensables. L’architecture victorienne illustre des évolutions sociales et économiques du dix-neuvième siècle que l’on retrouve dans des tendances générales, des exemples particuliers voire de simples détails. La spécificité de l’architecture victorienne consiste en outre dans le fait qu’elle constitue une bonne partie du patrimoine bâti de la Grande-Bretagne d’aujourd’hui. Beaucoup de bâtiments publics célèbres, d’églises, de gares, mais aussi des rues et des quartiers entiers, ou encore certains choix urbanistiques spécifiques remontent à la période victorienne. Etudier l’architecture victorienne implique donc un engagement physique auprès de ce patrimoine architectural et industriel, et par là-même une expérience de son interprétation, sa rénovation et sa conversion. On peut se demander ce qui est perdu ou au contraire révélé dans cet aller-retour entre la réalité de cette architecture pendant le règne de Victoria et les défis que le patrimoine qu’elle représente lancent au vingt-et-unième siècle. Un spécialiste de la période victorienne ne risque-t-il pas de se perdre en interprétations confuses ? Ou le sujet ne procure-t-il pas plutôt une opportunité d’adopter une perspective néo-victorienne pour montrer en quoi la question architecturale au dix-neuvième siècle est essentielle à une véritable compréhension des Victoriens ? Il s’agirait ainsi non pas de se désengager des études victoriennes, mais bien plutôt d’un nouveau mode d’engagement.