Sense and Sensibility à l’écran : l’adaptation entre explication et consolation
À partir d’un corpus composé des trois adaptations produites par la BBC du roman Sense and Sensibility de Jane Austen (en 1971, 1981 et 2008) et du film scénarisé par Emma Thompson et réalisé par Ang Lee (1995), cet article se propose d’interroger l’évolution des formes télévisuelles et filmiques de...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/cve, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Cahiers victoriens et édouardiens
2016
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | À partir d’un corpus composé des trois adaptations produites par la BBC du roman Sense and Sensibility de Jane Austen (en 1971, 1981 et 2008) et du film scénarisé par Emma Thompson et réalisé par Ang Lee (1995), cet article se propose d’interroger l’évolution des formes télévisuelles et filmiques de l’adaptation afin de formuler l’hypothèse d’une spécificité formelle de l’adaptation, entre explication et consolation. En effet, trois des principaux enjeux de l’intrigue et de l’écriture du roman nous semblent être au cœur de l’esthétique de ces adaptations : l’empirisme, l’obsession pour l’explication, et la nécessité de la consolation. Dans la manière dont le film et les trois séries s’approprient ces logiques, ces quatre adaptations se complètent ou se contredisent, pour entrer dans un rapport dynamique qui permet de dépasser le cadre de la comparaison et d’éviter les écueils de l’étude de la fidélité, pour au contraire proposer une conceptualisation de l’adaptation fondée sur la possibilité d’une appropriation formelle et spécifiquement cinématographique des logiques de l’explication (et non de l’illustration), puis de celles de la consolation (et non de la perte). |
|---|