Victorian and Edwardian Autobiographies
Ce numéro des Cahiers victoriens et édouardiens, consacré aux écritures autobiographiques mineures, marginales et contestataires de l’ordre établi, s’inscrit dans une dynamique culturelle décoloniale et inclusive visant à faire entendre des voix subalternes et dissidentes absentes du canon littérair...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/cve, |
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| Další autoři: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Anglais |
| Vydáno: |
Cahiers victoriens et édouardiens
2024
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Ce numéro des Cahiers victoriens et édouardiens, consacré aux écritures autobiographiques mineures, marginales et contestataires de l’ordre établi, s’inscrit dans une dynamique culturelle décoloniale et inclusive visant à faire entendre des voix subalternes et dissidentes absentes du canon littéraire du genre et reléguées dans les marges des grands récits historiques. Les contributions explorent notamment comment, dans la Grande-Bretagne victorienne et édouardienne, des Noirs, des femmes, des ‘déviants’ sexuels et des membres des classes populaires se sont autoreprésentés à travers différents media textuels. Elles montrent également comment diverses pratiques du récit de soi ont permis d’exprimer, de diffuser et de susciter des non-conformismes intimes ainsi que des dissidences politiques, religieuses et intellectuelles. Les emprunts thématiques et rhétoriques aux formes autobiographiques traditionnelles sont mis en lumière, en particulier le motif de la révélation spirituelle et l’affirmation d’une individualité à la fois unique et représentative. Mais les analyses dévoilent surtout les écarts et transgressions qui ont su déjouer les normes disciplinaires et paradigmes hégémoniques régulant et produisant les identités, afin d’autoriser divers « je » autobiographiques à transmettre leur expérience subjective singulière à leurs contemporains comme aux générations ultérieures. This special issue, by focussing on minor, marginal and subversive forms of autobiographical writings, aims to participate in the decolonial, inclusive cultural project of enabling subaltern and dissident voices, hitherto absent from the canon of literary autobiographies or pushed into the background of dominant historical accounts, to be heard. Several articles explore how, in Victorian and Edwardian Great Britain, Blacks, women, so-called sexual deviants and working-class subjects represented themselves through different textual media. The contributors also show how various modes of self-narratives allowed their authors to express, circulate and generate personal heterodoxy and political, religious and intellectual dissent. Their analyses highlight the frequent presence of tropes from classical autobiographical works, such as the path to spiritual revelation and the assertion of the author-protagonist’s both unique and exemplary individuality. Most significantly, they disclose the textual moves and transgressions allowing various autobiographical ‘I’s to eschew the disciplinary norms and ideological frameworks which police and produce identities, and thus to communicate their distinctive subjective experiences to their contemporaries as well as to future generations of readers. |
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