Transgression et « mauvais genre » dans cinq romans de George Meredith (1828-1909)

Cet article propose d’explorer la question du « mauvais genre » dans cinq romans de George Meredith (The Ordeal of Richard Feverel, 1859 ; Evan Harrington, 1860 ; The Adventures of Harry Richmond, 1871 ; Beauchamp’s Career, 1875 ; Diana of the Crossways, 1885). Le « mauvais genre » y est analysé sel...

ver descrição completa

Na minha lista:
Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/cve,
Autor principal: Poisson, Marina
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Cahiers victoriens et édouardiens 2014
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Cet article propose d’explorer la question du « mauvais genre » dans cinq romans de George Meredith (The Ordeal of Richard Feverel, 1859 ; Evan Harrington, 1860 ; The Adventures of Harry Richmond, 1871 ; Beauchamp’s Career, 1875 ; Diana of the Crossways, 1885). Le « mauvais genre » y est analysé selon les acceptions suivantes : transgression sociale, subversion sexuelle, écart textuel (ou, plus précisément, générique). Il apparaît tout d’abord comme une erreur, prenant ainsi la forme d’un comportement, d’une action ou d’un style jugés « mauvais ». La transgression, parce qu’elle dévie momentanément de la norme (victorienne), est alors perçue comme une simple digression, un contre-discours bien vite évincé par la norme sociale ou textuelle, dont le retour marque la perpétuation de l’ordre social établi et des catégories de classe, de comportement genré ou de genre littéraire. Mais, dans un second temps, le « mauvais genre » est envisagé comme partie intégrante d’une esthétique, d’une éthique et d’une poétique proprement meredithiennes : transgression, transsexualité et transtextualité semblent aller de pair. Le mauvais genre, qui devient un appel à l’innovation sociale, politique ou poétique, invitant à l’altérité, à la nouveauté, au progrès et à la (pro)création, donne naissance à de nouvelles normes. La transgression sociale, générique et sexuelle devient alors synonyme de transformation et de (ré)génération.