Les nouvelles dynamiques de mobilisation au Cameroun à l’ère du numérique : l’expérience des mouvements OTS et Mode Avion
Le développement du numérique dans la plupart des pays, qu’ils soient émergents ou non, a permis de rendre encore plus complexe l’étude du phénomène des mobilisations collectives (Casilli, 2010 ; Cardon, 2010). L’importante littérature optimiste présente ainsi Internet comme un média alternatif à la...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/ctd, |
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| Autori principali: | , |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Communication, technologies et développement
2023
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Le développement du numérique dans la plupart des pays, qu’ils soient émergents ou non, a permis de rendre encore plus complexe l’étude du phénomène des mobilisations collectives (Casilli, 2010 ; Cardon, 2010). L’importante littérature optimiste présente ainsi Internet comme un média alternatif à la démocratie représentative. La capacité du digital à redéfinir les frontières de l’action collective et à modifier la nature des résistances fait croire à une restructuration des modes de communication politique (Cardon, 2010). Si les luttes sociopolitiques ne peuvent se passer des médias dominants (Granjon, 2020), les nouveaux médias et réseaux sociaux numériques, à l’instar de Facebook, WhatsApp, Twitter, sont devenus un nouvel espace public de partage d’information et d’invitation à la mobilisation collective, à la mise en scène et à la prise de parole (Melucci, 1996; Neveu, 1999 ; Flichy, 2008; Dahlgren, 2009). Le Cameroun n’échappe pas à ce déferlement technologique où l’expression publique, à travers les canaux de communication classiques encore dominés par des systèmes de contrôle (Minfégue, 2013), est aujourd’hui dépendante des informations véhiculées sur la toile. Toutefois, il convient de souligner l’interdépendance qui caractérise les rapports conflictuels entre toutes les parties prenantes de la mobilisation (Tilly, Sidney, 2008 ; Olivier F., Isabelle S., 2010). Dans une démarche compréhensive, nous décrivons le processus de construction des groupes protestataires, les stratégies déployées et les actions contestataires, sans oublier l’impact de ces nouvelles dynamiques de participation dans le champ sociopolitique. |
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