Les savoirs endogènes saisis par la numérisation : le cas de l’ethnopharmacologie
Les savoirs endogènes font l’objet d’une reconnaissance internationale pour leur valeur concernant la protection de l’environnement, la connaissance des vertus curatives des plantes ou de certaines matières, la créativité dans divers domaines… Ils sont l’objet de nombreuses initiatives destinées à l...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/ctd, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Communication, technologies et développement
2026
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Les savoirs endogènes font l’objet d’une reconnaissance internationale pour leur valeur concernant la protection de l’environnement, la connaissance des vertus curatives des plantes ou de certaines matières, la créativité dans divers domaines… Ils sont l’objet de nombreuses initiatives destinées à les sauvegarder et les protéger. Par la numérisation, que ces savoirs soient ancrés dans des traditions écrites ou transmis essentiellement par l’oralité. Or la numérisation cherche à les rendre réutilisables et transférables en dehors de leur contexte d’origine en leur conférant alors un type d’objectivité paradoxal : celle qui sous-tend des savoirs se distinguant de simples croyances sans être scientifiques et celle de formes d’« expression culturelle » non transférables à d’autres contextes. L’objectif de cet article est de montrer, à partir du cas des bases de données en ethnopharmacologie, comment, et selon quelles finalités, ces savoirs endogènes sont appréhendés par celles et ceux qui les « fixent », selon les termes de l’OMPI, dans une démarche numérique. S’appuyant sur une analyse comparée de bases de données en ethnopharmacologie à partir notamment du mode de collecte des données, des langues utilisées et des objectifs poursuivis, l’article met en évidence quatre types de stratégies de numérisation. Nous en déduisons un double impact : épistémologique lié à la « scientisation » du savoir autochtone Agrawal (2008), et éthique à cause de leur réutilisation potentielle par l’intelligence artificielle et la science ouverte qui pourraient, avec les meilleures intentions, conduire à broyer leur spécificité et finalement leur intérêt. |
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