Les enjeux de l’utilisation du système de communication VSAT dans les processus électoraux en Afrique
En démocratie, tout citoyen a un réel besoin de transparence. Il revendique à chaque moment où il est sollicité un droit à la vérité et pendant les élections, le droit à la « vérité ». Dans les sociétés occidentales où la question de la transparence est omniprésente, les crises de confiance paraisse...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/ctd, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Communication, technologies et développement
2024
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | En démocratie, tout citoyen a un réel besoin de transparence. Il revendique à chaque moment où il est sollicité un droit à la vérité et pendant les élections, le droit à la « vérité ». Dans les sociétés occidentales où la question de la transparence est omniprésente, les crises de confiance paraissent être perpétuelles. Plus une société est « des élections ont été mises en place transparente » plus on identifie des dysfonctionnements. La question de la transparence va donc de pair avec le développement des démocraties. (Pascal Dauvin, 2014).En Afrique où la démocratie est encore naissante, la transparence est un enjeu et un défi surtout en période électorale. Compte tenu des difficultés de terrain et de communication dans certaines zones du continent, l’usage des technologies numériques est souvent déterminant dans les mobilisations citoyennes en temps de crise. Le système VSAT est souvent sollicité après un scrutin pour la transmission et le « transport » rapide des données et des informations.Au Togo, lors des élections de 2010 et de 2015, des institutions de transparence pour des élections ont été mises en place, notamment la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Les entretiens et enquêtes menés auprès des électeurs et des principaux acteurs de la vie politique et l’analyse des discours de campagne nous a permis de constater que la préoccupation première de chacun pour endiguer la crise électorale récurrente est la mise en place d’un système consensuel pouvant limiter les fraudes et garantir la transparence. C’est dans ce sens que le VSAT a été coopté par la CENI comme matériel de communication dans les deux processus électoraux sans être véritablement utilisé à cause des questions autres que le fonctionnement du système en lui- même.Les deux autres cas analysés où le système VSAT a été utilisé avec des résultats sans contestation sont ceux du Burkina Faso et de la République Démocratique (RD) du Congo.Au Burkina Faso, lors des élections législatives et municipales de 2013, organisées avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et des partenaires au développement ainsi que celles de 2016, le système VSAT avait été utilisé afin de garantir un scrutin transparent et sans contestation dans ce pays. Ce qui a été le cas.En République Démocratique du Congo, vu l’immensité du pays, le système VSAT a été véritablement au cœur des élections sans crise en 2011 avec l’implication active des acteurs indépendants au processus tels que l’Organisation des Nations Unies et le Centre Carter. Cette élection avait pour objectif de ramener la paix après une dizaine d’années de crises et de guerres.Notre contribution a pour objet, les enjeux de transparence autour de l’utilisation de ce système VSAT convoité ou décrié, dans la prévention des crises électorales en Afrique. |
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