Alemán, Cervantes y los continuadores. Conflictos de autoría y deseo mimético en la época de la imprenta
Miguel de Cervantes et Mateo Alemán furent deux auteurs rivaux dans le processus de création du roman “réaliste” moderne: unis par une rivalité mutuelle, ils furent l’un et l’autre engagés dans un conflit mimétique au sens de René Girard quand ils durent s’opposer aux continuations allographes de le...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/criticon, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Espagnol |
| Publicado: |
Criticón
2020
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Miguel de Cervantes et Mateo Alemán furent deux auteurs rivaux dans le processus de création du roman “réaliste” moderne: unis par une rivalité mutuelle, ils furent l’un et l’autre engagés dans un conflit mimétique au sens de René Girard quand ils durent s’opposer aux continuations allographes de leurs œuvres: la Seconde Partie du Guzmán de Alfarache écrite par un auteur pseudonyme nommé Juan Martí et la Seconde Partie du Quichotte publiée par Avellaneda. Alemán décida de fictionaliser le conflit dans une mise en intrigue dans laquelle il corrige et “vainc” l’autre auteur, mais ne réussit pas à pousser jusqu’au bout la dynamique du désir mimétique qui se prolonge dans un avenir indéfini. Face à Avellaneda, Cervantes dut choisir une autre stratégie pour garder l’originalité de son mode de narration. Il révise le programme auctoriel établi dans la première partie et le contredit même directement. Dans son cas, la falsification de l’autre auteur implique une falsification de soi-même et une capacité d’improvisation typique d’un écrivain orienté encore vers la culture du récit oral et peu enclin à produire la clôture textuelle exigée par l’imprimerie. |
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