La promotion d’un savoir utile dans l’ordre scolaire français de la Troisième République
Prendre pour objet la manière dont les langues étrangères ont été rendues obligatoires dans le système scolaire français, et défendues sous leur forme la plus “pratique” par une nouvelle fraction de la bourgeoisie au 19e siècle, permet de mettre au jour certaines des conditions de possibilité histor...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/cres, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Cahiers de la recherche sur l'éducation et les savoirs
2012
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Prendre pour objet la manière dont les langues étrangères ont été rendues obligatoires dans le système scolaire français, et défendues sous leur forme la plus “pratique” par une nouvelle fraction de la bourgeoisie au 19e siècle, permet de mettre au jour certaines des conditions de possibilité historiques de la diffusion d’une culture de marché dans l’ordre scolaire, les modes spécifiques de son imposition et les conditions de sa réussite. Replaçant cette promotion dans le cadre des débats historiques sur les formes scolaires nécessaires pour inculquer un éthos entrepreneurial depuis la fin de l’Ancien régime, l’article éclaire la façon dont s’est organisée la mobilisation pour l’introduction de ces dernières dans les lycées sous la Troisième république. Ce faisant, il met en lumière certains aspects de la constitution d’une matière ou d’une discipline “utile”, en mettant en relation les transformations du curriculum, les transformations de l’espace social et les rapports de force dans le champ du pouvoir. |
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