Pourquoi les femmes disparaissent-elles des yourtes ?
Cet article analyse comment les transformations de trente dernières années ont profondément affecté le mode de vie pastoral nomade mongol et la division sexuelle du travail qui y dominait. Il exemplifie ces mutations à travers différents éléments ethnographiques principalement issus de recherches ef...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/cres, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Cahiers de la recherche sur l'éducation et les savoirs
2025
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Cet article analyse comment les transformations de trente dernières années ont profondément affecté le mode de vie pastoral nomade mongol et la division sexuelle du travail qui y dominait. Il exemplifie ces mutations à travers différents éléments ethnographiques principalement issus de recherches effectuées dans le désert de Gobi. Il montre comment les stéréotypes genrés issus des traditions pastorales nomades mongoles se déploient dans les transformations socialistes et postsocialistes, surtout depuis 2010 et le développement de l’exploitation des ressources minières. Cette dernière période questionne les possibilités de résistance et de résilience du système pastoral nomade extensif pratiqué en Mongolie. Cet article part de la division « complémentaire » du travail dans le pastoralisme nomade, ainsi que des représentations genrées auxquelles elle renvoie, pour déboucher sur les transformations engendrées par l’idéologie socialiste, selon laquelle l’émancipation des femmes constituait un indice de progrès, et enfin sur les changements contemporains, qui divisent les ménages entre les hommes seuls sur les campements ruraux et les femmes assignées aux espaces urbains. La disparité ville-campagne, qui implique une différence entre modes de vie nomade et sédentaire, signifie d’ores-et-déjà une opposition genrée entre un masculin rural et un féminin urbain. Or, cette dernière configuration fragilise l’élevage nomade tandis que le PIB de la Mongolie se nourrit chaque année davantage des ressources minières qui pourraient alors s’avérer la seule alternative face au sous-aménagement urbain et au fort taux de chômage en ville pour les jeunes peu diplômés, en particulier pour les hommes. La transmission des savoirs et savoir-faire pastoraux s’en trouve donc compromise. |
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