Vers « l’institutionnalisation » de l’École dans l’Androy (Madagascar) ?
Longtemps caractérisée par une très faible scolarisation, la région de l’Androy, à l’extrême-Sud de Madagascar, a connu, du milieu des années 1990 à nos jours, une forte augmentation de la fréquentation scolaire, du moins au niveau primaire, au point que le passage par l’école concerne désormais plu...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/cres, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Cahiers de la recherche sur l'éducation et les savoirs
2012
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Longtemps caractérisée par une très faible scolarisation, la région de l’Androy, à l’extrême-Sud de Madagascar, a connu, du milieu des années 1990 à nos jours, une forte augmentation de la fréquentation scolaire, du moins au niveau primaire, au point que le passage par l’école concerne désormais plus des trois quart des enfants ruraux en âge d’être scolarisé. On peut être tenté de voir dans ce mouvement un effet direct des récentes mesures –gouvernementales et d’ONG– d’incitations à la scolarisation. Toutefois, cette progression résulte d’un processus bien plus complexe d’“institutionnalisation” de l’école dans un contexte de transformation des rapports de pouvoir en milieu rural où l’enjeu de l’acquisition du savoir lire et écrire tend à devenir prédominant. Si l’acquisition des savoirs scolaires était bien perçue comme une nécessité par les familles, l’école n’apparaissait pas toujours comme le lieu le plus approprié dans cette quête pour l’acquérir. Une plus grande implication décisionnelle des familles dans le champ scolaire semble amener aujourd’hui ces dernières à entrevoir le passage par l’école comme un moyen d’y parvenir. |
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