La recherche en Argentine : entre isolement et dépendance

Cet article cherche à rendre compte d’une tendance émergente configurant “la nouvelle division internationale du travail scientifique”. La première partie présente un résumé historique de l’internationalisation des sciences en Amérique latine, dans le but de montrer que, depuis le dernier quart du X...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/cres,
Auteur principal: Kreimer, Pablo
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Cahiers de la recherche sur l'éducation et les savoirs 2012
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Cet article cherche à rendre compte d’une tendance émergente configurant “la nouvelle division internationale du travail scientifique”. La première partie présente un résumé historique de l’internationalisation des sciences en Amérique latine, dans le but de montrer que, depuis le dernier quart du XXe siècle, nous sommes face à une nouvelle configuration : si, jusqu’alors, les rapports entre chercheurs du “centre” et ceux de la “périphérie” laissaient à ces derniers une petite marge de manœuvre, ils ont désormais pris la forme d’un “contrat fermé” du type “à prendre ou à laisser”. Ainsi, les chercheurs d’élite des pays “non hégémoniques” sont-ils de plus en plus invités à faire partie des consortia internationaux, mais les conditions d’accès sont de plus en plus strictes et les marges de négociation restreintes tendent vers zéro. La seconde partie illustre cette configuration en présentant trois cas différents de l’Argentine : la recherche sur l’environnement dans la Patagonie, la recherche en biologie moléculaire sur la maladie de Chagas, enfin la physique du plasma à l’Université du Centre de la Province de Buenos Aires.