La culture autochtone est-elle soluble dans la forme scolaire ? Réflexions à partir de quelques expériences pédagogiques (Hawai’i, Nouvelle-Calédonie)
Partout dans le monde, les militants autochtones ont violemment critiqué, depuis quarante ans, la permanence d’une « éducation coloniale ». Les élèves autochtones échouent dans une école européocentrée, et ils ne parviennent pas à (ré)intégrer leurs communautés d’origine dotés des connaissances trad...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/cres, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Cahiers de la recherche sur l'éducation et les savoirs
2016
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Partout dans le monde, les militants autochtones ont violemment critiqué, depuis quarante ans, la permanence d’une « éducation coloniale ». Les élèves autochtones échouent dans une école européocentrée, et ils ne parviennent pas à (ré)intégrer leurs communautés d’origine dotés des connaissances traditionnelles nécessaires. La prise en compte des langues vernaculaires et cultures autochtones dans l’éducation formelle est aujourd’hui vue comme le meilleur moyen de réparer les torts de la colonisation et de promouvoir la justice scolaire. L’entreprise n’est cependant pas sans risques : quel impact sur les savoirs autochtones quand on les scolarise, changeant ainsi radicalement leur mode de transmission, et que fait-on à l’école, comme institution, quand on lui demande de remplir ce qui constitue une mission nouvelle pour elle ? Cet ensemble de questions sera abordée à partir d’exemples empiriques en provenance d’Océanie : les enjeux d’un enseignement en ’Ōlelo Hawai’i dans les écoles d’immersion à Hawai’i et les programmes de Langues et culture kanak à l’école élémentaire en Nouvelle-Calédonie. |
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