L’Université Interculturelle des Nations et Peuples Autochtones Amawtay Wasi. L’éducation supérieure autochtone peut-elle contribuer à la décolonisation de la société en Équateur ?
L’Université Interculturelle des nations et peuples autochtones, Amawtay Wasi (Maison de la Sagesse, en Kichwa) a vu le jour officiellement en 2004, suite aux luttes autochtones des années 1990 en Équateur. À l’époque, la charte des droits des peuples autochtones de l’ONU n’était pas encore entériné...
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| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/cres, |
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| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
Cahiers de la recherche sur l'éducation et les savoirs
2016
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| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | L’Université Interculturelle des nations et peuples autochtones, Amawtay Wasi (Maison de la Sagesse, en Kichwa) a vu le jour officiellement en 2004, suite aux luttes autochtones des années 1990 en Équateur. À l’époque, la charte des droits des peuples autochtones de l’ONU n’était pas encore entérinée, et l’Équateur ne s’était pas encore doté de sa constitution actuelle, qui reconnaît la nature interculturelle de la société équatorienne, le caractère plurinational de l’État, ainsi que les droits collectifs des différentes communautés, peuples et nationalités de l’Équateur. Or, malgré ces avancées constitutionnelles et au niveau international en terme de reconnaissance des droits des peuples autochtones, à la veille de fêter ses 10 ans de fonctionnement, et après un long et conflictuel processus d’évaluation commencé en 2009, l’université Amawtay Wasi a vu ses activités officiellement et indéfiniment suspendues par le Conseil d’Éducation Supérieure (CES), en novembre 2013. Comment expliquer une telle situation, dans un contexte international et national qui devrait pourtant reconnaître les droits autochtones à l’autodétermination ? Quel rôle joue l’éducation supérieure autochtone dans la décolonisation de la société et de l’État-nation équatoriens, issus du colonialisme européen dans les Amériques ? Quelles stratégies les organisations autochtones équatoriennes peuvent-elles adopter, en éducation, et en fonction de quelle(s) souveraineté(s) et de quelle décolonisation, pour quelle(s) nation(s) ? Cet article propose une réponse à ces questions en considérant la trajectoire du projet de l’Amawtay Wasi jusqu’à sa suspension en 2013, à partir d’une analyse des tensions entre les projets politiques et épistémologiques qu’elle propose et ceux proposés par le gouvernement équatorien actuel dans le contexte de sa « révolution citoyenne ». |
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