À qui appartient l'éducation ? Les Écoles de village et les Ju|’hoansi de Nyae Nyae, Namibie
Les Ju|’hoansi font partie des groupes linguistiques et culturels de l’Afrique du Sud connus collectivement sous le nom de San. Reconnus comme les premiers habitants de la région, et autrefois chasseurs-cueilleurs, les San se trouvent tout en bas de la hiérarchie socioéconomique de la région ; une m...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/cres, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Cahiers de la recherche sur l'éducation et les savoirs
2016
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Les Ju|’hoansi font partie des groupes linguistiques et culturels de l’Afrique du Sud connus collectivement sous le nom de San. Reconnus comme les premiers habitants de la région, et autrefois chasseurs-cueilleurs, les San se trouvent tout en bas de la hiérarchie socioéconomique de la région ; une mesure de cette marginalisation est le taux de scolarisation, très bas pour les San, dans le système d’éducation formel. Cet article porte sur une tentative de remédier à ces problèmes : les Écoles de village de Nyae Nyae. Dans plusieurs villages ju|’hoan, les enfants, de la première à la troisième année scolaires, sont instruits en langue ju|’hoansi et vivent avec leurs familles. Cependant, malgré tous les efforts, les élèves issus des Écoles de village décrochent lorsque, en quatrième année, ils passent dans le système éducatif public. Pourquoi ? La réponse à cette question dépend étroitement de la perspective adoptée, et cet article aborde trois approches théoriques de l’éducation autochtone, afin d’analyser les discours produits sur les Écoles de village ainsi que les problèmes auxquels sont confrontés les élèves ju|’hoan dans les écoles du secteur public qu’ils rejoignent après leurs trois premières années de scolarité. Dans la langue ju|’hoansi, le terme pour dire “enseignant” est nxarokxao, qu’on peut traduire par être “propriétaire de l’apprentissage”. À qui appartient l’éducation ? Comment une communauté marginalisée peut-elle maîtriser ses propres méthodes et processus éducatifs ? Basé sur dix-huit années de recherche sur les Écoles de village, et sur les dynamiques éducatives des groupes marginalisés en Afrique australe, cet article soutient que les Ju|'hoansi expriment, quant à la voie à suivre pour leur éducation et le développement, des opinions pédagogiquement cohérentes, et qu’ils font des choix stratégiques en fonction des options économiques réalistes disponibles pour eux. |
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