Internationalisation des élites académiques suisses au XXe siècle : convergences et contrastes
À partir d’une base de données originale sur les professeurs de droit et de sciences économiques des universités suisses sur l’ensemble du XXe siècle, cet article rend compte des diverses dynamiques d’internationalisation de ces élites. Trois enseignements majeurs peuvent être tirés de nos analyses....
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/cres, |
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| Prif Awduron: | , , , |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Cahiers de la recherche sur l'éducation et les savoirs
2015
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| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | À partir d’une base de données originale sur les professeurs de droit et de sciences économiques des universités suisses sur l’ensemble du XXe siècle, cet article rend compte des diverses dynamiques d’internationalisation de ces élites. Trois enseignements majeurs peuvent être tirés de nos analyses. D’abord, d’un point de vue diachronique, il est possible de diviser le XXe siècle en trois phases historiques: une internationalité forte des élites académiques au début du siècle, une nationalisation ou “relocalisation” suite à la Première Guerre mondiale, puis une “ré-internationalisation” à partir des années 1960, qui s’accélère depuis les années 1980. Ensuite, les professeurs de sciences économiques, en termes de nationalités ou de lieu de formation, sont plus cosmopolites et ont moins d’ancrage local que leurs homologues juristes. Enfin, la prédominance germanique parmi les professeurs des universités suisses au début du siècle, qui s’explique autant par une internationalité d’“excellence” que de “proximité”, laisse place, surtout en sciences économiques, à une montée de l’influence des États-Unis, révélatrice d’un effritement de l’internationalité de “proximité”. |
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