De l’utopie à la prescription de normes : les investissements politiques liés à l’apprentissage de la lecture
Cet article s’attache à comprendre comment, dans le contexte des années 1960-70, des réformes pédagogiques ont été entreprises pour accompagner, sur le plan pédagogique, l’ouverture de l’enseignement secondaire, alors réservé à une « clientèle » socialement privilégiée, à l’ensemble des enfants. Il...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/cres, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Cahiers de la recherche sur l'éducation et les savoirs
2013
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Cet article s’attache à comprendre comment, dans le contexte des années 1960-70, des réformes pédagogiques ont été entreprises pour accompagner, sur le plan pédagogique, l’ouverture de l’enseignement secondaire, alors réservé à une « clientèle » socialement privilégiée, à l’ensemble des enfants. Il étudie le cas particulier de la lecture, alors à l’origine de nombreux échecs en cours préparatoire. Il s’emploie à décrire les investissements politiques et académiques dont l’apprentissage de la lecture a fait l’objet. Constatant que la maîtrise du déchiffrage ne suffisait pas à produire des bons lecteurs, un certain nombre d’acteurs, occupant des positions institutionnelles centrales, ont alors constitué son enseignement comme un obstacle à l’apprentissage de la lecture et disqualifié les pratiques afférentes à cet enseignement (comme la lecture à voix haute). Des positions plus nuancées ont été tenues par des figures-clé du processus de réforme. Mais les luttes pour un apprentissage “intelligent” de la lecture ont radicalisé les conceptions « modernistes » de la lecture, que les prescriptions officielles ont intégré largement. L’idée que le déchiffrage est nocif pour l’apprentissage est ainsi légitimée, ce que permet aux orthophonistes d’en faire une de leurs compétences. |
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