Le BIT, la mesure du “travail des enfants” et la question de la scolarisation
Le paradigme de l’éducation pour tous est tellement pesant que l’on considère les enfants hors école comme constituant une population marginale, qu’il convient simplement de réintégrer dans la norme. En fait, l’institution ne saurait fonctionner qu’en éliminant progressivement ceux pour lesquels le...
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| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/cres, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Cahiers de la recherche sur l'éducation et les savoirs
2014
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Le paradigme de l’éducation pour tous est tellement pesant que l’on considère les enfants hors école comme constituant une population marginale, qu’il convient simplement de réintégrer dans la norme. En fait, l’institution ne saurait fonctionner qu’en éliminant progressivement ceux pour lesquels le système scolaire demeure trop contraignant : les enfants qui travaillent, alors que le temps exigé par l’instruction rend très difficile de mener de front toute autre activité. En prônant a priori l’abolition du travail des enfants, le BIT est conduit à construire une définition – le travail des enfants, c’est celui qui est nuisible pour l’enfant – qui masque l’ampleur du phénomène. En donnant la priorité à la défense des enfants sur la défense des travailleurs que ceux-ci sont parfois, il manque à sa vocation propre, mais obtient un large consensus. Celui-ci ne rallie pas les principaux concernés, les enfants travailleurs. |
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