La couleur à Lille au xviie siècle, de Philippe IV à Louis XIV
Pays polychrome, de pierres blanches ou bleues et de briques roses, jaunes ou noires, la Flandre manie depuis le Moyen Âge les jeux colorés de matériaux.Sa capitale wallonne, Lille, est la ville méridionale des Pays‑Bas catholiques où s’acclimatent les plantes de la compagnie des Indes néerlandaises...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/crcv, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles
2007
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Pays polychrome, de pierres blanches ou bleues et de briques roses, jaunes ou noires, la Flandre manie depuis le Moyen Âge les jeux colorés de matériaux.Sa capitale wallonne, Lille, est la ville méridionale des Pays‑Bas catholiques où s’acclimatent les plantes de la compagnie des Indes néerlandaises et où se déroulent les « joyeuses entrées » des comtes, ducs de Bourgogne, archiducs et autres rois d’Espagne. Cette tradition de luxuriance se traduit à l’âge d'or bourguignon par une efflorescence de couleurs sur les édifices qui durera jusqu’à la prise de Lille par Louis XIV en 1667.Les portes « espagnoles » affichent leurs briques émaillées de couleur. L'hospice Comtesse placarde son retable de pierres peintes sur sa façade d'entrée. La Vieille Bourse colore ses façades au modèle d’un cabinet d’ébénisterie avec ses incrustations de pierres nacrées et de brique luisantes comme les écailles de tortue. Le style franco‑lillois transmettra ce goût pour la couleur à travers la reconstitution du centre-ville au xviie siècle, ce dont témoigne le plan-relief de 1743.Les restaurations depuis une dizaine d'années retrouvent cette tradition de joie urbaine dans les autres « grand-places » des villes du Nord. |
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