Construction et déconstruction de la « place royale ». Analyse lexicale et taxinomique d’un triptyque entre ressource politique et usage symbolique (xviie-xviiie siècle)
S’appuyant sur les travaux récents consacrés au rôle des « places royales » dans l’iconographie de propagande monarchique, cet article propose de reconsidérer la dimension politique de ces ensembles à l’aune d’une déconstruction taxinomique et terminologique. Sans remettre en cause leur contenu et l...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/crcv, |
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| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles
2026
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | S’appuyant sur les travaux récents consacrés au rôle des « places royales » dans l’iconographie de propagande monarchique, cet article propose de reconsidérer la dimension politique de ces ensembles à l’aune d’une déconstruction taxinomique et terminologique. Sans remettre en cause leur contenu et leur opérabilité politique dans la France des deux derniers siècles de l’absolutisme, il s’agit plutôt d’explorer la portée symbolique du concept de « place royale » à travers l’étude des termes employés pour désigner ces objets et leur évolution au cours de cette période. Nous chercherons ainsi à renouveler le regard porté sur les « places royales » en nous concentrant sur l’objet étique, en observant les écarts entre le vocabulaire en usage aujourd’hui et celui que les contemporains employaient. Cette approche vise à interroger la validité d’une catégorie émique sur laquelle repose l’impression de familiarité que nous entretenons avec ces modules, quand bien même ils n’avaient rien d’évident pour les hommes de l’Ancien Régime. Une analyse textuelle, qui examine avec attention le lexique et les syntagmes par le croisement des sources normatives et des documents de la pratique, permet ainsi de prendre conscience du filtre de lecture que constituent l’objet typologique et le paradigme de l’espace urbain associés à la notion de « place royale ». En étudiant les « places royales » du point de vue des écrits et des réflexions intellectuelles qu’elles suscitèrent à l’époque de leur construction, nous espérons ainsi apporter, aussi modestement soit-il, un élément de réflexion pour penser les pouvoirs et les représentations de l’absolutisme. |
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